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vendredi 22 avril 2016


Femmes unies pour l’avenir


« Femmes unies pour l’avenir » sonne comme une ambition face à tous les obscurantismes. C’est encore plus vrai si l’on considère le caractère multiculturel et multiconfessionnel de ce voyage organisé par l’Association Imad pour la jeunesse et la paix à l’initiative de sa présidente, Mme Latifa Ibn Ziaten.

Proposé à des femmes venues des quatre coins de la France afin de découvrir des initiatives au Maroc au service du développement humain, le voyage a été plus que cela : il a permis de découvrir, au cours d’un périple Marrakech – Casablanca – Rabat – Tetouan – Mdiq – Tanger, une multiplicité d’actions concrètes, organisées pour mettre en mouvement la société. A chaque rencontre, nous avons découvert la responsabilité de chaque femme, que ce soit dans ses rôles de citoyenne, de mère courage, de cheffes d’entreprises, d’élue, de développeuse locale, et bien d’autres. Mais si nous les femmes, agissons avec plus de pragmatisme, moins de dogmatisme, nous avons aussi dans notre culture méditerranéenne la responsabilité de la transmission.

« Le monde manque de bienveillance » rappelle aujourd’hui le philosophe. Je suis tentée de dire que le monde manque sacrément de tolérance. Face à ceux, adeptes de l’apocalypse, qui projettent notre avenir dans un seul monde, jusqu’à proposer de faire disparaître les autres, résistons de toutes nos forces aux appels fanatiques. Et, chaque jour, souvenons-nous que face au terrorisme et aux obscurantismes, la tolérance est un antidote puissant.

C’est d’ailleurs ce qui a marqué celles avec qui j’ai pu m’entretenir depuis leur retour. Ce voyage a agi comme un baume sur les âmes éreintées par les combats. Il a remis en mouvement. Face aux lassitudes, il a mobilisé ; face aux solitudes, il a uni ; face aux incompréhensions, il a apporté des réponses. Ce voyage est une première dans un monde interdépendant. Mon ami feu Claude Lasnel, directeur de l’ancienne grande mission pour le développement des échanges méditerranéens, parlait toujours d’une méthodologie indispensable aux échanges : que leur préparation et leur réciprocité étaient le gage de leur efficacité à long terme.

Nous savons les défis que nous devons relever. Alors je suis persuadée que ce premier voyage est le début d’un vaste mouvement où les femmes prendront toute leur place. Merci à l’Association Imad pour la jeunesse et la paix et à Mme Latifa Ibn Ziaten.

     

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